Né à Nice en 1966, Frédéric D’Hulster fera l’essentiel de ses études musicales au Conservatoire National de Région de la capitale azuréenne. Il y recevra successivement des premiers prix de trompette, de cornet, de déchiffrage, puis une médaille d’or en formation musicale et enfin, un premier prix d’écriture dans la classe de Jean-Louis Luzignant.

Conjointement, il complète ses connaissances techniques par un cursus universitaire en musicologie. Conduit jusqu’à une première année de thèse et couronné par une Agrégation, ce parcours l’amène à enseigner ensuite pendant douze années l’analyse musicale et la musicologie du Moyen-âge au sein de l’Université de Nice.

En tant qu’instrumentiste, ses goûts marqués par l’éclectisme l’ont poussé à aborder tous les langages, des musiques traditionnelles aux créations les plus expérimentales, du baroque à la musique noire américaine, y compris des incursions dans la variété.

C’est dans ce même esprit de liberté, éloigné des grandes écoles compositionnelles du XXème siècle musical et nourri de toutes ces expériences, que les premières compositions voient le jour : musiques de scène et de court métrage, ballet (collaboration avec la chorégraphe américaine Susan Buirge), thèmes de jazz, puis musiques de chambre, symphoniques et concertantes. L’écriture de Frédéric D’Hulster est marquée par l’attachement à ce qu’il considère comme des fondamentaux : le thématisme, le sentiment tonal et la forme rigoureusement construite. Pris avec toute la souplesse qu’il convient, ces piliers charpentent ses ouvrages et accompagnent l’auditeur tout en laissant à l’œuvre une infinie liberté, condition même de son existence.