All that Jazz

De 1980 au début des années 2000, l’incroyable et regrettée « Grande parade du jazz » de Nice, avec ses trois scènes en simultané et sa programmation pléthorique de 17h à minuit, dix jours durant, a permis à toute une génération de jeunes musiciens comme moi d’admirer tous les plus grands noms du style. Avec la pinède Gould de « Jazz à Juan » à seulement 15 kilomètres, nous étions gâtés question jazz ! Je me souviens de moments inoubliables avec Ray Charles, Stan Getz, Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Doc Cheatham, Loew Soloff, Wynton Marsalis, Birelli Lagrene, Stéphane Grappelli, Lalo Shiffrin, Clark Terry, Fats Domino, Chuck Berry, Cumpay Secundo, NG la banda, Count Basie orchestra, Sonny Rollins, Maceo Parker, Brandford Marsalis, Modern Jazz Quartet, Milt Jackson, Ray Brown, Pierre Michelot, René Urtreger, Buddy Tate, Al Grey, Harry « sweet » Edison, Nicholas Payton, Roy Hargrove, Phil Wood, Freddie Hubbard, John Faddis, Al Jarreau, Illinois Jacquet, Arnett Cobb, Claude Bolling, Les Haricots rouges, Earth Wind and Fire, Preservation Hall, Joshua Redman, Zanini, Ernie Watts, Marcus Miller, James Carter, Michel Camillo, Tom Harrel, BB King, Etta James, Michel Petrucciani, Maxime Saury, Claude Luter, Le Hot Antic Jazz Band, Hank Jones, Keith Jarret, Tito Puente, Dee Dee Bridgewater, Dédé Céccarelli, Sylvain Luc, Didier Lockwood, Daniel Mille, Georges Arvanitas, Diane Reeves… et j’en oublie. Plus tard, j’ai eu la grande émotion de jouer à quatre reprises sur la scène des arènes, celle-là même où tant de musiciens illustres étaient déjà passés. Une première fois avec un groupe de blues local, puis trois années de suite avec Swing Parade. Aujourd’hui, le Nice Jazz Festival n’est pas même l’ombre de ce que fut la mythique « Grande parade » et a même quitté le site exceptionnel des jardins de Cimiez pour le centre ville.